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Les humains


Mais les humains n’étaient pas immortels, ils vivaient tant que les Phirandims étaient auprès d’eux. La descendance d’Aelh et D’Ielh devint nombreuses et s’assembla par tribus et par clans. Ceux qui partaient trop loin cependant ne revenaient plus car les terres n’avaient pas été visitées, et nul n’en connaissait l’aboutissement. Le temps ne se comptait par journées ou par années mais par phériades ou mille ans que l’on divisait ensuite en périodes plus ou moins longues.


Les saisons existaient, il y en avait sept L’hiver et le vitran, le printemps et le sintemps, l’été et le péré, l’automne et le sintome. Les hommes n’avaient jamais vu jusque là les palais de Solophans, les jardin d’été et péré et les parcs de jouissance.


Un jour Alaol un humains plus téméraire découvrit l’un des palais pendant un voyage, il s’était éloigné des lieux cartographiés et était revenu le visage resplendissant du feux de gloire des fils des dieux. Iphimiris déconseilla aux humains de s’approcher trop près des Solophans aux risques d’être brûlés par leur clarté. Il alla voir Ranfâlm le représentant des Solophans sur terre, et lui expliqua les vertus de l’incarnation qui évitait de blesser les hommes. Colvûr un autre compagnons de Ranfâlm accepta d’être un être de chair. Les autres suivirent peu à peu cette mode et revêtirent les corps de beauté pour ne pas effaroucher les hommes.


Aliviah était le jardin de plaisir et il était déjà plus grand que nos continents actuels, l’immensité des terres du massmarh faisait peur aux humains. C’est dans ces immensités inconcevables pour un esprit d’homme que de temps à autres venait se réjouir Uléar. Dans son plaisir toutefois se mêlait l’ennui, il décida de créer ses propres œuvres et commença à donner vie à des bêtes informes et si gigantesques que les montagnes d’aujourd’hui seraient de vulgaires taupinières pour elles. Ils s’appelaient les Malmoks ou les Molmochs selon d’autres traductions. Il créa aussi des oiseaux monstrueux qui ravageaient les fleurs et les plantes. Les poissons qu’il engendra furent des êtres si énormes que les Solophans eux-mêmes durent intervenir pour les maîtriser et les recréer à la taille du monde né.


Uléar enrageait à chaque fois qu’on intervenait dans ses œuvres. Ranfâlm alla le trouver dans une plaine désertique et le repris devant plusieurs de ses frères le menaçant de poser une plainte aux petit-dieux. Uléar promis de veiller à ses créatures. Mais dans un accès de fureur il repartit dans l’espace et éteignit des astres dans la violence de ses gestes. La clarté du monde né appelé Géhel le hantait et il désirait de plus en plus fort s’y incorporer, mais ce savoir lui fut longtemps refusé. Il dépensa une énergie sans mesure dans le cosmos libérant des énergies colossales et creusant des ornières dans le temps tissé et l’espace tendu. Les Pères fondateurs commencèrent à s’inquiéter des marques d’impatience d’Uléar.

Ulgar son Père lui dit :

« Uléar, tes œuvres sont nombreuses dans le monde né, mais elles sont dangereuses pour tes frères cadets et les hommes, le grand Aleph désire reprendre la flamme de vie qui est en ta possession… »

Uléar supplia son Père de lui laisser la flamme de vie, mais Aleph fut intraitable. Uléar compris alors qu’il était désapprouvé par ses créateurs et la frustration et la colère l’envahit. Uléar blasphéma et se jeta sur le monde né y creusant un cratère immense, puis il s’approcha du jardin béni et commença à parodier les hommes, les Phirandims alertèrent les dieux de cet outrage, et Ulgar vint chercher l’Enfant.