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Salmändre


Au cours de ce laps de temps les soixante dix Aînés étaient réunis dans les palais de l’éternité, ils contemplaient une dernière fois l’empreinte qu’avaient laissés les Phalemfs en partant, leur lueurs brillaient encore à des distance que l’esprit humain est bien incapable d’imaginer.

Saâs ouvrit le débat ;

« Chers frères, nous voici maîtres de nos destinées, comme vous le savez depuis le départ de nos Pères bien des événements ont marqués les terres, et les armées noires ont rompu notre charme…Versejuvel à avancé une fois de plus sa main maudite et guidé ses serviteurs vers les Cités de joie et Aliviah le jardin béni. Les fleurs merveilleuses ont été piétinées par des créatures impies, et rien ne peut les empêcher d’envahir à présent toute les parties du monde. Nous sommes soixante dix et nous pourrions faire la chasse à ses êtres et tous les détruire, mais nous ne pouvons passer notre temps à faire la police dans le monde-né, les terres sans limites nous attendent pour y bâtir nos villes, aussi allons-nous engendrer un fils, il sera investit de notre pouvoir, il possédera notre gloire, il gardera les sept portes à jamais en tant que Seigneur des portes et rien ne lui échappera. Nous devons pour cela mêler notre essence et créer la vie grâce à la flamme d’Aleph. »

Fërms fit un signe et dit :

« J’ai la clé de la flamme, je peux la desceller… ! »

Les autres firent en chœur :

« Qu’il en soit ainsi… ! »

Et les Aînés engendrèrent un fils. Leur substance s’épuisa tant de l’énergie dû à la conception qu’ils furent terriblement affaiblis. Ils donnèrent naissance à un être divin tissé de tous les principes de puissance mais non issu des Pères fondateurs, son immortalité ne faisait aucun doute, et cependant d’une lumière différente car elle rassemblait l’éclat des soixante dix Solophans sacrés et celle de la flamme d’Aleph. Ce fils ne pouvait pas engendrer à son tour.

Vaslîon apparu, il fut enseigné par ses pères et fut envoyé vers Géhel. Il possédait toutes les clés des portes, les puissances qui enchaînent et la voix purificatrice de sa propre flamme, unique.

Quand il vint sur terre les Phirandims le reçurent à bras ouvert car il était le fils des Aînés, son regard brillait différemment et sa taille souple était charmante, sa peau cuivrée resplendissait et sa voix avait des accents chantant, c’était là son aspect séduisant, car en réalité il dissimulait le pouvoir d’un Guerrier divin, et son apparence était épouvantable quand il châtiait les ennemis. Il fut le plus grand des gardiens des sept portes et on disait qu’il avait avec lui la clé de la huitième porte celle du massmarh indompté où les dieux bâtissaient leurs palais et où se livraient les guerres divines.

Vaslîon passa d’un monde à l’autre et prit une apparence humaine très humble pour ne pas terrifier les fragiles habitants de la terre retaillée. Il chassa impitoyablement et sans coup férir le gibier de l’Enfant, tua des milliers de créatures sans fatigue et nettoya les pays des ennemis, Lugarnes noirs et vampires, goules et loup-garous, nombres d’esprits empoisonneurs furent liés et torturés par Vaslîon qui s’informait ainsi des manoeuvres de l’Enfant.


Cependant dans les jardins d’Orlypâle les Phirandims se lamentaient, les fleurs ne parvenaient pas à maturité, un poison subtile les tuait toutes une par une, elles se desséchaient, devenaient noires et tombaient en poussière. Selgâ, L’Index avait réussit à tuer la fleur d’Orlypâle. Les Molmens ne viendraient plus. Mais ils étaient devenus inutiles désormais, car Vaslîon veillait sur le monde et remplaçait les puissants chasseurs d’ennemis. Son feu purificateur n’épargnait rien ni personne. Le Majeur dû, pour y échapper, se terrer loin dans une caverne sous terre. La Gloire des premiers jours ne revint pas mais les Phirandims et les humains connurent une époque de paix et de prospérité.


De sa prison Versejuvel l’infâme rongeait son frein, il parvint à savoir à force de questions que les Aînés se reposaient de leur création épuisante, ils étaient terriblement affaiblis par la naissance de leur fils, mais heureux de le voir en ce monde. L’Enfant tempêta et ébranla jusqu’aux fondements mêmes de la fosse. Mais Angnor ne se brisa pas.


Il s’apaisa soudainement et médita, puis il resta ainsi si longtemps qu’on le cru endormi bel et bien, toutefois il veillait et savait que le temps jouait pour lui. Il usa d’un charme spécial qui requerrait une habilité merveilleuse et attira son gardien jusque dans la fosse. Il le fit parler des événements qui se déroulaient sur Géhel au sept portes, et appris que ses armées étaient en déroute, qu’un fils issu des soixante dix Solophans venait de purifier le monde. Il contînt une rage folle et dû se maîtriser au-delà des mots tandis qu’il parachevait son charme sur Andronh. Il mêla sa lumière à la sienne dans une jouissance cosmique et en fit son serviteur, ce fut Le Majeur, le chef des Golmonns. Puis il obligea Andronh à ouvrir les chaînes et les portes de la fosse. Il sortit en poussant un cri de triomphe terrible et alla libérer immédiatement son second Vagnör qui plus tard serait appelé Scatuk. L’Enfant vit ses pairs sommeiller après la formidable gestation, il eut un rire de triomphe car lui avait conservé toute sa puissance, il frappa d’un trait chacun de ses frères et les laissa encore plus affaiblis, blessés et perdant leur sang.


L’Enfant se jeta sur le monde né et chercha Vaslîon. Il ne put cependant entrer par les portes des sept mondes qu’il espérait détruire de ses propres mains, car le charme de Vaslîon était inviolable, et le gardien des portes apparut tenant le losange de lumière, clé de toutes les portes que lui avait confié les aînés.

« Qui es tu pour oser te présenter à moi ? » Cria Uléar furieux.

« Je suis celui qui garde les portes et qui purifie les mondes, répondit Vaslîon, et il fit face à Versejuvel aussi terrifiant que son adversaire qui était hérissé d’épines noires et sanglantes et les yeux dévorant d’un feu épouvantable, car il brillait d’un éclat glacial et impitoyable qui pouvait pétrifier les feux les plus durs. Versejuvel se rua sur son ennemi, mais ce dernier se mit à fuir, et le Solophan noir s’en réjouit :

« Tu as peur de moi et tu as raison ! Si tu savais ce que je vais faire de toi tu t’administrerais toi-même la mort si douce en comparaison ! »

Et Vaslîon l’attira jusqu’à la huitième porte celle du massmarh car il ne voulait pas blesser le monde retaillé. Là il bondit sur Uléar et se battit contre lui.

Des feux si épouvantables se déclenchèrent que les montagnes s’ouvrirent, des crevasses sans fond, et les glaciers fondirent. Ils étaient tels deux astres s’affrontant. Le Solophan Noir avait un adversaire à sa taille, il ne lui lâchait pas un pouce de terrain, et leur blessures étaient terribles délivrant une lave incendiaire, Versejuvel cependant souffrait du sang purificateur de Vaslîon. Le combat dura très longtemps et les bases du monde en furent affectées, les fleuves sortirent de leur lit, le Millabysse lui-même se déversa dans des poches grandes comme nos océans actuels.

Des cyclone nés de leur fureur ravageait les plaines du massmarh renversant jusqu’aux palais indestructibles des Aînés. Vaslîon fut touché en trois endroits sans gravité, mais Versejuvel profita d’un instant d’inattention, car le gardien ne voulait pas détruire les temples de beauté et il frappa Vaslîon à la tête, il perdit une part de sa mémoire mais sa rage décuplée le poussa à rendre le coup, et Versejuvel fut gravement blessé au flanc ou son sang dévorant fuyait sans interruption, le Solophan Noir se retira en titubant hébété devant la puissance du gardien des mondes, il abandonna le combat alors que Vaslîon s’effondrait épuisé.

Il dormit d’un sommeil de plusieurs saisons, mais quand il s’éveilla des siècles plus tard il avait oublié où il était et qui il était, et le pays monstrueux qui l’entourait était parsemé de trous béants. La légende rapporte qu’il sombra probablement dans l’un de ses gouffres vers le voürge en langage moderne ou le fosphurle en Solophique.

On ne sut pas ce que devint Uléar le maudit dans les Carnèles prophétiques écrits en idiomes Phiriens, mais on pense qu’il s’était plongé dans un profond sommeil tout en continuant à perdre son sang. Et de cette hémorragie naquit les marécages interdits et les lieux où revenaient les morts parmi les serviteurs du Noir.


On appela cette Guerre divine Salmändre le Cri de l’univers, et il y eut l’ère d’avant le Grand Combat et l’ère d’après le Grand Combat.


Sophîons était le fils d’Asdéröm l’Alvyad qui avait déclenché l’emprisonnement de Versejuvel. Son père était un héros mais il ne comptait pas encore écrire son histoire car Asdéröm restait jeune en dépit des siècles. Il créa un nouveau calendrier dont les mesures de temps furent plus réduite et adaptées aux hommes. Sophîon était un demi-Alvyad par son Père de pure race et sa mère humaine Endéas, mais il adorait sa grand-mère une Phirandim délicieuse qui avait toujours de nouveaux cadeaux pour lui.

« Tu le gâtes trop mère » disait souvent Asdéröm en souriant.

« Non, répondait-elle, il se rappellera l’amour que je lui ai porté car en ces temps difficiles tous changent. »

« Que veux-tu dire mère ? »

« Les fondements du monde ont été bouleversés, et il ne sera plus jamais le même, sauf quand les petits-dieux reviendront et en décideront autrement. Le temps et l’espace ont souffert terriblement du Grand Combat, aujourd’hui des gens disparaissent dans des gouffres, des innocents sont avalés par ses failles, le monde s’effondre, les anciennes cités tombent en ruine, ont dit que même Avalassër la ville des dieu est souffrante et qu’ils l’ont abandonné, préférant se prélasser près du Fleuve éternel, ont dit aussi qu’ils ont été blessés par l’Enfant et qu’ils ne peuvent plus revenir dans leur gloire ancienne. Mais nous les reverront un jour et peut-être débarrasseront-ils les plaines du massmarh du sang impur qui le souille. »

« Ainsi Versejuvel se terre quelque part et perd son sang ? comment peut-il être encore en vie ? »

« Les immortels peuvent perdre leur sang sous les coups d’autres immortels, mais la mort les fuit, ils saignent jusqu’à ce que leur plaies se referment, il faut des milliers d’années du monde retaillé pour y arriver, Ranfâlm a été blessé par Versejuvel une fois, ses plaies là sont difficiles à guérir même pour un dieu, mais quand à la blessure de Versejuvel elle est bien au-delà de tout ce que tu peux imaginer, et il saignera pendant des milliers et des milliers de siècles si rien ne vient la refermer prématurément. »

« Seigneurs dieux ! S’exclama Asdéröm, quel destin tragique ! Et qu’est devenu Vaslîon chère mère ? »

Miliasm chercha dans le lointain grâce à sa vision du futur, elle était aussi belle qu’aux premiers jours, le temps n’avait pas eu d’emprise sur elle, un faible sourire éclaira son visage :

« Cher amour, le gardien reviendra…mais il est tellement épuisé, même après des siècles de repos, qu’il ne peut pas encore se souvenir… »

« Se souvenir mère ? »

« De son passé, de sa mission, mais cela lui reviendra…il retrouvera des bribes de passé… »