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La bataille dAsdéröm
Bien sûr Sophîon était brave et bon, il releva le roi et lui dit avec douceur. « Ne tinquiètes pas roi Farlôn et retourne en paix, je savais que le vue des larmes te rendrait meilleur comme tous les hommes qui lont contemplée, mais jai commis une grave infraction en te permettant de venir ici et en arrêtant quelques secondes la lueur des larmes, car bien des marins ont perdus espoirs pendant ces précieuses et terribles secondes et les ennemis ont dû en profiter pour avancer car tu sais que les loups reviennent, les torgs hantent nos campagnes, les orques nos forêts, et tous les êtres immondes de Versejuvel reviennent » Le roi nain lui prit une main : « Je te promets de plaider en ta faveur, car tu as fais tout cela pour obtenir un précieux don, la graine dOrlypâle. Et il tira un sachet de sa ceinture, car les nains avait la science de dissimuler toutes sortent de bourses et darmes et dobjets dans leur vêtements, cette science leur venait de leur longue fréquentation des cirons. Il tendit une graine bénie à Sophîon qui la reçu en tombant sur les genoux, il sanglotait: « Merveille des Phirandims ! Fleur de gloire ! Je te promets de retrouver une terre pure ! » Et le roi Farlôn le quitta après lui avoir fait le salut des nains lui pinçant gentiment le menton( La barbe des nains se tirait généralement assez fort mais Sophîon navait pas de barbe).
Le Père de Sophîon lui pardonna lintrusion de la Tour, car il savait lamour sincère qui avait conduit celui-ci, mais linquiétude le gagnait car on parlait des hordes sauvages dennemis qui revenaient ravager les contrées du sud. En cette ère le jour et la nuit nexistaient pas encore, elle sinstallaient progressivement, les Phirandims savaient que leur lumière ne dureraient pas toujours dans le monde. Ils avaient établis une loi qui permettait au soleil naissant déclairer progressivement le monde pour ne pas effrayer les hommes ainsi quà lastre de la nuit de se montrer de temps à autres, Evilhue la lune. Ces derniers temps le voile des cadets cétait notablement estompé pour laisser la place aux luminaires, cétait peut-être le présage quune autre époque sannonçait, une certaine douceur disparaissait, quelque chose de brusque vibrait dans lair comme le chant secret de la guerre, de la violence barbare encore lointaine mais hélas bien réelle. Les forces du mal remontaient du sol souillé par le sang impie du Solophan Noir. Chacun attendait un libérateur, on parlait dun retour du gardien des mondes qui bien que très affaiblit tiendrait en échec les armées ennemies. Des rumeurs racontaient quune ombre chassait les santorgs dans les sept pays, que bien des villages avaient été libérés et que des paysans avaient vu des empreintes étranges sur la neige, dans la boue du sol et dans le sable. On parlait de troupes de barbares entières retrouvées dépecées et brûlées. Il ne sagissait pas de luvre des créatures noires qui volaient lor et les objets précieux, car tous les trésors personnels étaient intacts.
Les bandes ennemies nétaient pas encore venue jusquà la cité dIfridis où vivait Asdéröm, le pouvoir des Alvyads protégeait la cité, et de temps à autre un Solophan passait enveloppé dans une robe grise tenant un grand bâton. Depuis leur gestation ils restaient très affaiblis et avaient revêtus lapparence dermites. Mais leur regard brûlait dun feu si vif que les humains et les Alvyad ne pouvaient le supporter. Pourtant Milcrêp était en proie aux affres de la guerre, cétait une ancienne cité Phirandienne du sud isolé des autres par des forêts nombreuses et les armées noires avaient su la choisir comme point faible. Sophîons ce fit nommer gardien de la Fleur car il avait eu le courage darrêter la lumière du Phare pour montrer à un nain léclat des larmes au risque de perdre lamour des siens. On ne condamnait pas à mort au royaume des Phirandims mais on enlevait les responsabilités, on effaçait le nom, et ont bannissait les plus traîtres. Vint le jour où les nouvelles du sud furent alarmantes, les cités tombaient les unes après les autres, et Asdéröm décida de partir en guerre. Il fit revêtir de magnifiques chevaux de blanches carapaces, il porta larmure des seigneurs Alvyads La Glorieuse fabriquée dendémiel un métal qui résistait aux charmes des poisons et aux traits des adversaires, il était doux et chaud comme la peau et plus résistant que lacier, les nains le forgeaient toujours à cette époque mais ils mettaient vingt saisons pour obtenir une armure, car ce métal ne se travaillait pas à la forge comme un autre, il sapprivoisait. Asdéröm partit avec un ami de toujours Agêmnon qui avait pu obtenir par un nain habile la fameuse pierre qui rendait invulnérable, le Crûcirion, elle se portait en pendentif. Il prenait ainsi des risques car lusage des objets magiques avait un revers, linvulnérabilité pouvait se payer très cher. Agêmnon passa la dernière soirée auprès de Surniëlle sa fiancée, une jeune femme Alvyad de toute beauté aux cheveux roux sans pareille et aux yeux dun vert de lac démeraude. Surniëlle nétait pas parvenu à décourager le jeune homme de partir, il prétendait avoir lépée dun nain appelée Coriane et qui tuait sans faiblesse les ennemis, mais les nains conféraient à leurs armes leur caractères impulsifs et parfois les épées, comme les femmes, trompaient les hommes. « Tu fréquentes trop les nains, lui avait-elle dit sur un ton de reproche mais sans méchanceté. » « Allons ma belle, répondit-il, je sais quils sont imprévisibles, mais ils mont souvent aidés et je leur ai rendu service autrefois et puis avec Asdéröm je ne risque rien, son épée Anstrale est un joyau qui peux percer la peau des lugarnes plus dure que la pierre »
Il lui promit de lui ramener un cadeau dun de ces voyages car la guerre en cette ère appartenait encore à la vision enchanteresse et non à la barbarie cruelle et gratuite daujourdhui. Leur troupe se composait des meilleurs cavaliers Alvyads et des nains les plus vigoureux, des hommes aussi, très forts et débordant de courage sadjoignirent à la petite armée, entraînés tous par Asdéröm. Vygée les vit partir très attristé car les cadets ne supportaient pas la guerre et la violence. Ils allèrent jusquaux limites des terres paisibles et entrèrent dans les forêts des peuples Uldrims. Les nymphes des bois et les lutins de la terre séteignaient depuis la venue des hommes, des barbares et des ennemis. Il restait cependant des forces bénéfiques qui ne demandaient quà séveiller, des créatures rocheuses sommeillaient attendant leur heure pour livrer un combat épique contre les forces du mal, des nymphes puissantes qui offraient leur concours, des esprits bienfaisants qui patientaient. Asdéröm traversa la forêt DIfridis et terrassa une bande de barbares dont le chef était un géant du sud. Il poursuivit son avancée et parvint aux murailles de Milcrêp. Les alentours étaient envahit de hordes noires affreuses qui jetaient des pierres enflammées pardessus les murailles, certaines montures étaient gigantesques et crachaient du feu, des malmoks dégénérés essayaient de forcer lenceinte immense de la cité mais vainement. Des oiseaux monstrueux aux griffes de lion et aux bec bardés de crocs volaient et fondaient sur les gardes juchés sur les murailles faisant un grand carnage. Les murailles tenaient bon, pourtant cette foule incroyable finissait quand même par percée des brèches ça et là. De lautre côté les archers tiraient leur flèches et faisaient mouche très souvent, il sagissaient de beau jeunes gens voués à la guerre, et lon sentait en eux une sorte de stupeur paralysante face à la violence de lattaque adverse. Dans la cité des incendies laissaient échapper de grand panaches de fumée. Des hommes tombaient parfois des hautes murailles et se faisaient piétiner par les créatures, des adolescents qui donnaient leur vie pour la cité.
Asdéröm pleura en voyant se spectacle navrant, car il aurait voulu transmettre aux mourants lespoir de lIrialn qui apaisait les douleurs les plus vives, mais la lumière même du Phare était ici atténuée par les sombres nuages empoisonnés des lieutenants de Versejuvel. Il vit à cet instant une monture noire affreuse sur laquelle un cavalier enveloppé dune toge de lumière cruelle et froide haranguait ses troupes. Il reconnu Scatuk le maudit, le second de Versejuvel qui poursuivait luvre de son maître endormit. Sa présence était effroyable car son essence corrompu empoisonnait lair ambiant et transmettait la terreur aux soldats de Milcrêp. Certains se suicidaient rien quà la vue de Scatuk. Et Asdéröm su quil sagissait dhommes et non dAlvyads, et les hommes ne pouvaient rien contre les forces du mal. Il donna des ordres et chercha le point sensible de larmée assaillante, il vit que sur le flanc gauche on délaissait les fantassins pour mieux attaquer sur le centre, il fonça alors sur ce point faible et tailla en pièce les barbares avant quils ne se rendent comptent de ce qui leur arrivait. Asdéröm était un attaquant foudroyant, plus vif que léclair, il réduisit à lui tout seul la masse compacte dagresseurs, crevant la panse des bêtes immondes et coupant les têtes de son épée Anstrale, aucun dard ne latteignait, ni les poisons ni les charmes vénéneux. Scatuk arriva furieux dans lautre sens et tua dans un horrible moulinet foudroyant les hommes de la troupe et toucha grièvement un Alvyad qui sétait avancé contre lui, les nains tuaient sans pitié les orques et les santorgs, leur forces ne déclinaient pas sous le poids de leur hache et de leur courtes épées. Agêmnon et Asdéröm bondirent et firent reculer Scatuk par leurs assauts, puis ils lui causèrent des plaies douloureuses car la force des Solophans étaient en lui et la lumière des Phirandims blessait les yeux épouvantables du lieutenant maudit. Sactuk dû abandonner Milcrêp et son armée repartit très réduite abandonnant les blessés et les vaincus.
On fêta la libération de Milcrêp grâce aux deux héros, Agêmnon et Asdéröm, mais Agêmon tira une grand gloire de son triomphe alors quAsdéröm seffaça rapidement pour soccuper dautres problèmes.
Ils durent cependant très vite repartir car déjà une autre ville subissait lassaut des armées noires. Et là encore les deux hommes firent preuve dun courage exemplaire, ravageant les barbares et les créatures mauvaises. Agêmnon se vantait de son invulnérabilité et tuait les prisonniers sans pitié, Asdéröm naimait pas cette attitude si contrastée par rapport à lenseignement des cadets. Lui ne tuait que lorsquil était nécessaire de le faire mais son ami y prenait du plaisir permettant parfois à lennemi de le frapper inutilement pour mieux voir la peur dans son regard, et à chaque fête il buvait généreusement le vin quon lui offrait, le meilleur crû de chaque terroir, il demandait aussi un tribu en femmes, et Asdéröm voulu sen séparer car le Crûcirion corrompait lâme dAgêmnon.
Longtemps Asdéröm fut absent laissant son fils gérer ses affaires pour lui. On appris les actes héroïques dAsdéröm et de son ami Agêmnon et ont en fit des élégies quon appela « La bataille dAsdéröm » mais le fils de Berrylon voulu quon lappela simplement « La libération de Milcrêp ». On racontait que des ermites passaient dans certaines cités et redonnaient foi et courage aux habitants, guérissant toute les maladies quavaient envoyé le Solophan Noir et qui natteignaient pas encore les cités de joie. |